06/04/2013

la moitié pour, la moitié contre...

Un avis et quelques commentaires personnels sur les caméras de surveillance.


A la lecture des réactions sur l'installation de caméras de surveillance, je ne peux me retenir de réagir.
Suis-je un vieux râleur qui ne comprend rien ou alors un irréductible nostalgique d'une société, un peu à l'ancienne, ou certaines valeurs étaient encore respectées? Au risque de me répéter ( je crois m'être déjà exprimé sur le sujet ) nous vivons une mutation de notre société contre laquelle il est difficile d'exprimer son opposition. Si par malheur on vient à méconsidérer la lente mais inexorable dégradation des moeurs , on passe facilement pour un vieux rétrograde retardé qui ne comprend rien à l'évolution. Mais que dire de cette société qui ne sait plus encadrer ses jeunes éléments et qui remplace l'éducation et l'autorité dont chaque  adulte en devenir a besoin, par des caméras vidéo ?
On peut s'opposer à ce moyen de surveillance , brandir le fameux principe de la protection de la sphère privée , faire valoir que l'on film des enfants et qu'il y a atteinte à la vie privée des professeurs, mais personne ne donne de solution valable . Il est particulièremnt drôle d'ailleurs de parler de "sphère privée" lorsque l'on s'amuse à parcourir les réseaux sociaux , Facebook, blogs et autres nouveaux moyens de communications .Le déballage de faits divers personnel , de photos, de vidéos où souvent l'auteur se met en jeux de manière déshinnibée et au vu de tous sans retenue. Mais là, il n'y a personne pour râler.
Alors? Des deux maux le moindre? Ou va-t-on se décider à remettre l'ouvrage sur le métier et  recommencer l'apprentissage de la vie entre humain avec tout ce que cela comporte d'obligation envers les autres .Si nous autres adultes remplissions notre rôle de passeurs et de transmetteurs, si ceux qui sont sensés  éduquer n'étaient pas trop souvent mis en doute et remis en questions ,si...si...si... Enfin, peut-être ne parlerions nous pas de caméras sauf pour le cinéma...
Incorrigible utopiste et rêveur , je crois encore à une société structurée et fiable , mais pour combien de temps encore ?

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