26/04/2013

Deux jours d'efforts pour la beauté du geste

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Mardi matin sur une petite place de terre battue fraîchement libérée de sa couche de neige ,nous abandonnons notre véhicule. Il est temps maintenant de chausser les skis et de charger le sac pour trois bonnes heures de montée jusqu'au refuge Chabot. Sous un soleil de plomb , les couches de vêtements disparaissent dans les sacs et c'est en tee-shirt que nous terminons notre montée en cabane .
Nous voilà à pied d'oeuvre pour notre ascension du lendemain et qui marquera comme une apothéose la fin de la saison de ski de randonnée.
Le but de ce Mercredi est le magnifique " Grande Paradiso " seul "4000" de la région . Et donc, Mercredi matin , aux alentours de cinq heures , nous voici partis pour une superbe montée de quelques quatre heures et demie et de  plus de mille deux cent mètres de dénivelé. Un gros banc de brouillard nous masque le but final pendant un long moment , puis soudainement sous l'effet conjugué du vent et du soleil levant ,le sommet se dévoile dans toute sa beauté . Magnifique spectacle que cette pointe rocheuse étincelante dans un ciel bleu sombre . Encore quelque efforts et nous voici sur la petite plate forme sommitale ,admirant sans retenue le panorama qui s'offre à nous dans toute sa grandeur.
Les yeux emplis de belles images , il nous reste le dessert soit deux heures et demie de descente dans une neige de fin de saison mais parfaite pour nous. Que du bonheur!!!

16:36 Publié dans Loisirs, Nature | Lien permanent | Commentaires (0)

28/03/2013

Deux jours dans le paradis blanc.

Je crois que l'on peut nommer ça " addiction" mais ce n'est pas grave tant il est vrai que je ne peux me passer de la montagne.
Février de cette année, mon vieux pote Sam me suggère une petite sortie au alentours de l'Eiger . Nous voilà donc le nez dans la carte de la région, supputant déjà tous les cadrages que l'on pourra effectuer dans cette région magnifique. Comme une seule journée sur le site nous paraissait bien courte, et que, de plus, pour jouir des éclairages du soir et du matin, il nous semblait indispensable de rester sur place d'où la décision d'un bivouac sur l'arête du First, Sommet faisant face à quelques uns des grands seigneurs de l'endroit. Sacs chargés,skis et peaux aux pieds,nous voilà partis pour une belle randonnée nous amenant  à un endroit repéré sur la carte et qui présentait les avantages de la situation que nous recherchions ainsi qu'une petite plate forme pour monter la tente.
Une fois installés,nous avons suivis le file de l'arête pour trouver les meilleurs points de vue depuis lesquels nous pourrions prendre les plus belles images.Il ne nous restaient plus qu'à attendre les couleurs du couchant pour remplir nos cartes mémoires.Petites descente à la frontale jusqu'au camp , thé chaud sur le petit réchaud, et nous voilà parés pour une nuit sur cette arête splendide. Trois heures du matin sensation bizarre sur le visage! la toile de la tente formant une poche gonfflée de vent s'appuie sur mon visage .Température du moment -22degrés.Coup d'oeil à mon voisin il

 

est réveillé. Bon que se passe-t-il ? Une petite tempête de foehn est en train de mettre à mal notre fragile abris ! Pas de panique , la tente est normalement prévue pour ça. Elle va tenir et nous protéger jusqu'aux premières lueurs de l'aube qui nous verrons sortir de nos sacs de couchage pour vite rejoindre les endroits de la veille et fixer dans nos boîtier les lumières du lever de soleil.
Une longue et belle descente dans un mètre de poudreuse vierge et nous voilà à Grindelwald devant ce qui devient une tradition avec mon pote, j'ai nommer la fondue.
Heureux !!! Bien dans nos têtes , sereins, détendus, nous pouvons prendre le chemin du retour les yeux pleins de belles images...
 

17:04 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (0)

26/03/2013

Voilà la raison qui me pousse vers la montagne

Sans chercher la polémique ni essayer de changer des mentalités, je veux juste transmettre, par l'écrit et par l'image, pour quelle raison quelques humains, apparemment normalement constitués et plus ou moins sains de corps et d'esprit, sont attirés par ce milieu certes dangereux mais ô combien fascinant.

Il faut avoir vécu ce sentiment de plénitude lorsque,après quelques heures d'efforts librement consentis, on se pose au creux d'un rocher ou sur le fil d'une arête, et que, face à soi, l'astre du jour colore le ciel en jouant, tel un artiste peintre, de toute la gamme des couleurs que, sous la _D3X6970_1_tonemapped.jpgchape grise de nos ciels citadins, on ne pourra jamais connaître. Il suffit que l'on soit un peu photographe et, alors là, ce sont des moments tellement intenses que nul ne peut réellement les décrire.

Alors, bien sûr, il y a des dangers, mais à force de vivre dans un monde aseptisé, on en oublie simplement de Vivre avec un grand V!

Alors à bon entendeur...

19:26 Publié dans Nature | Lien permanent | Commentaires (2)